On se souvient qu’en Angleterre, c’était un baladeur iPod Touch qui avait explosé à la tête d’une adolescente, la firme à la pomme ayant tenté d’étouffer l’affaire en proposant une somme d’argent au propriétaire de l’iPod explosé contre une garantie de confidentialité : la famille de la victime avait décliné l’arrangement et divulgué l’information à la presse.

En France, il semble que l’on soit face à un cas similaire : selon le quotidien La Provence qui révélait l’affaire ce mardi, un jeune homme de 18 ans originaire d’Aix-en-Provence a été blessé par l’explosion de l’iPhone de sa petite amie. Le téléphone Apple a explosé et des éclats ont blessé sans gravité le jeune homme à l’oeil.
« Il y a eu plus de peur que de mal, mon fils n’a pas eu l’oeil crevé », a réagi auprès de l’AFP sa mère, médecin à Aix, en expliquant que le jeune homme avait reçu dans l’oeil un débris de verre de l’écran du téléphone. L’appareil « s’est mis à grésiller, diffusant un bruit de friture », avant de se fissurer et de « projeter en l’air » des morceaux de l’écran cassé, a-t-elle expliqué.Aucune proposition de la part d’Apple n’a cependant été faite dans le cas de cet Aixois victime de l’iPhone défectueux. D’après La Provence, la victime et ses parents qui voulaient porter plainte se sont ravisés et ont décidé de prendre le conseil d’un avocat. Mais interrogée par l’AFP, la mère, « un peu sidérée par l’accident », a dit envisager de porter plainte et affirmé avoir informé le service clientèle du fabricant Apple, qui a dans un premier temps mis en doute la possibilité d’un tel accident, selon elle. »Que Apple fasse celui qui n’est au courant de rien, qui lave plus blanc que blanc parce qu’ils sont Apple, ça me dépasse, je trouve cela inadmissible ! », a-t-elle protesté. « Quel fabricant peut prétendre avoir des appareils au-dessus de tout souci mécanique ? Pour Apple, non, ça n’arrive pas, ça n’est pas possible chez eux (…) c’est une honte ! », a-t-elle encore déclaré. « Aujourd’hui, je me demande quoi faire des iPhones que nous avons à la maison », a affirmé la mère, précisant que son autre fils de 12 ans et elle-même en possédaient des exemplaires protégés par « des coques en plexiglas ».
A la suite de cet article, un second utilisateur d’iPhone s’est manifesté auprès du quotidien qui a publié son témoignage sur son site internet. Edouard, un attaché commercial marseillais âgé de 29 ans, a expliqué que l’écran de son téléphone s’était entièrement fissuré alors qu’il était en pleine conversation, le 25 juillet. Il a précisé n’avoir reçu aucun éclat et qu’il souhaitait qu’Apple remplace son téléphone. Il a alors contacté le service client d’Apple, et il s’est vu répondre par deux fois que son mobile ne pouvait être remplacé, car « ce genre de casse ne pouvait être dû qu’à un choc ». L’appareil était bien tombé il y a quatre mois, mais « aucun impact n’était visible sur l’appareil. Le soir où j’ai constaté les fissures, il n’est absolument pas tombé ». L’iPhone, qui a visiblement implosé, fonctionne toujours, même si le zoom à deux doigts est moins facile qu’auparavant. Edouard ne compte pas porter plainte, mais se dit « surpris que la firme ne reconnaisse pas les erreurs qu’elle aurait pu commettre ». C’est une pandémie !
Ces cas européens ne seraient pas isolés. Aux États-Unis, une chaîne de télévision locale de Seattle, Kiro-TV, a mené l’enquête : elle a relevé des dizaines de brûlures liées à l’explosion ou à l’incendie du petit baladeur d’Apple. Après sept mois d’acharnement, elle a réussi à obtenir de la Commission fédérale américaine pour la sécurité des produits (CPSC) un rapport de 800 pages recensant les problèmes de sécurité posés par l’iPod. Le danger viendrait, selon ce rapport, de certaines batteries lithium-ion qui auraient tendance à trop chauffer et concernerait moins de 0,001 % des baladeurs.
Cela relance le débat sur la qualité des produits pommés qui ne serait plus la même depuis que les ventes de la firme de Cupertino ont explosé !

